Ma tête est pleine de tracas. Je suis allongée dans mon lit, We Used to Be Friend des Dandy Warhol sur mes oreilles. Douce musique qui m'emporte peu à peu et sans détours vers le pays des rêves. Les bras de Morphée m'entourent, dans un dernier soupir de faiblesse.
Je ne sais plus qui je suis, ce que je fais ou peu m'importe. Je m'oublie dans ce pays où tous les rêves, toutes mes pensées sont en exile. Je m'enfonce dans ce sommeil profond, je ne sais même plus où je suis. Et tout d'un coup, je te sens à mes côtés. Tu es là, tu me regardes. Tes yeux d'un bleu profond, tes yeux couleur de l'Empyrée lorsque la nuit tombe me fixent. Je sens ta chaleur, les battements de ton coeur me bercent, tes bras m'entourent comme ceux de Morphée. Tu ne dis rien. Tes lèvres semblent parler pour toi, sans qu'aucun mot ne franchissent leur barrière.
Ta bouche sensuelle se pose sur la mienne dans un long, très long baiser. Moi, pauvre mortelle qui avait petit à petit retrouvé une once d'identité, je ne sais plus à nouveau qui je suis. Tu jette ta tête en arrière, nos lèvres se sépare,t à regret. Tu me regardes une nouvelle fois, d'un regard si intense, que cet instant peut se passer de mot. Et puis, tu te penche vers mon visage et me souffle à l'oreille trois mots que jamais je n'ai pu souffrir tant ils me faisaient mal. "Je t'aime".... Mon souffle se fait court, mon coeur s'affole. Je te réponds. "Je t'aime"..."Je t'ai toujours aimé"...
Tu m'enlaces. Cette étreinte se fait sensuelle. "Je t'aime douce Kali...Tu me manques...Je ne suis rien rien sans toi"... Je ne sais si l'instant est réel. Ces mots que tu as jeté...empreints de vérité, de sensualité, de sincérité...et d'autres choses encore qui réveillent en moi le souvenir de nos étreintes lointaines.
Tu m'embrasses à nouveau, plus fougueux que l'instant d'auparavant. Tes mains se glissent sous mes habits nocturnes. Je tremble. Toi aussi. Ces mains fines que j'ai tant aimé sentir sur mon visage...Ces mains expertes...Ces mains sensuelles...parcourent mon giron, parcourent ma poitrine, parcourent mon cou, et moi, mes mains caressent ton dos, se posent sur ta nuque pour encourager tes caresses, pour t'encourager à continuer.
Peu à peu nos coeur s'emballent, tes gestes se font plus rapides, plus précis. Tu enlèves ton haut, tu enlève le mien...et je sens ta poitrine nue contre la mienne. Je tremble de plus en plus. Je te désire, je t'aime et je pries tous les dieux grecs pour que tes sensations soient les mêmes que les miennes.
Et tu entres en moi...Je soupire de plaisir, tu continues. L'étreinte se fait plus intense, plus charnelle. Tu continues jusqu'à ce que nous subissions un feu d'artifice de sensations diverses, de joie et de plaisir. Nos coeurs sont transportés, et atteignent les étoiles, atteignent les dieux.
Puis....Puis une musique se fait entendre, tandis que je retourne à la réalité. La musique se fait de plus en plus forte, rejointe par une autre. Je me redresse brutalement, le souffle court, comme après un cauchemar. Mais non...ça avait l'air de tout, sauf d'un mauvais rêve. Je reste là, assise sur mon lit. J'entends ta respiration, précipitée elle aussi. Tu me regardes, l'air de ne rien comprendre.
Nous avons fait le même rêve. Il s'est achevé en même temps. Pourrons nous réaliser ce rêve commun? Je ne sais...mais en revanche, ce dont je suis sûre, c'est qu'aujourd'hui je penserai à cette étreinte merveilleuse, qui l'espace d'une nuit nous a réuni dans nos pensées les plus secrètes.